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Primaires citoyennes : les candidats s’adressent aux Français de l’étranger

Voici les messages adressés aux Français établis hors de France par les candidats aux primaires citoyennes:

Benoît Hamon

Faire battre le cœur de la France au-delà de l’hexagone

Mes chères concitoyennes, Mes chers concitoyens, Français-e-s résidant hors de France,

Forte de plus de deux millions de compatriotes, la communauté des Français-e-s de l’étranger incarne la diversité de la France et de ses talents tout en participant au rayonnement de notre pays à travers le monde. Cette communauté est une chance pour notre pays. Le goût des jeunes pour l’aventure, l’ouverture des Français-e-s au monde, l’envie de connaître, de partager, ou d’investir : le dénominateur commun de ces différents parcours est votre appartenance à une communauté de destin, à un pays qui marche à vos côtés quels que soient vos lieux de vie de par le monde.

Une République bienveillante et humaniste, c’est une République qui fait de l’éducation sa priorité. C’est la promesse que chacun, quel que soit son milieu d’origine, puisse réussir, s’émanciper, une promesse qui doit être également valable pour les Français à l’étranger. Je veux améliorer l’accès de vos enfants aux établissements français à l’étranger, notamment :

  • Avec un accès prioritaire aux établissements à gestion directe (EGD) sur critères sociaux lorsque plusieurs établissements existent dans une même ville, et le développement des supports pédagogiques numériques
  • En contrôlant l’évolution des frais de scolarité avec le plafonnement de ceux-ci dans les EGD aux montants des bourses scolaires, la compétence du conseil consulaire pour l’enseignement dans le contrôle de ces frais, et le conventionnement des établissements partenaires sur des critères financiers précis
  • Avec le souci d’une offre éducative complémentaire grâce au développement des classes bi-langues et des établissements Français Langue Maternelle tout en veillant à la qualité de l’enseignement et aux passerelles entre ces offres éducatives.

Parmi les premiers réseaux mondiaux, notre réseau consulaire doit garder sa dimension universelle et son accès au public le plus ouvert possible, je souhaite amplifier la modernisation de l’administration au service des Français de l’étranger :

  • En simplifiant les démarches avec la mise en place d’un registre d’état civil électronique qui se substituera au registre papier et allégera les démarches relatives aux documents d’identité afin d’éviter les doubles comparutions
  • Et cela afin de faciliter l’accès aux services consulaires avec un accueil téléphonique ou présentiel amélioré pour nos concitoyens les plus fragiles face à la fracture numérique tout en augmentant le maillage consulaire par pays grâce au partage d’infrastructures d’accueil consulaire avec d’autres nations européennes
  • Une dématérialisation des procédures vis-à-vis du service public de l’impôt en augmentant les effectifs du central fiscal dédié afin d’améliorer le service rendu aux français-e-s de l’étranger.

Porteurs du rayonnement de la France à l’étranger, les Français-e-s de l’étranger ont su s’adapter au monde d’aujourd’hui, elles et ils méritent d’être accompagnés et protégés dans la mobilité. Pour accompagner une France ouverte et dynamique, je soutiendrai la création d’un guichet unique pour le soutien de la puissance publique au commerce extérieur notamment l’accès des PME à ces instruments et l’accompagnement des PME créées à l’étranger par des Français-e-s et qui souhaitent se développer sur le marché français. En donnant la priorité à la troisième catégorie, dite aidée, de la Caisse des Français de l’Etranger, je veux que chacun puisse bénéficier d’une protection sociale. Pour nos compatriotes résidant dans l’UE, j’ai à coeur de garantir la libre circulation solidaire avec le respect de la transposition des droits. Pour protéger nos compatriotes, je lutterai contre toute discrimination, liée à la pluri-nationalité, en refusant toute distinction entre les Français, dans leur vie au quotidien ou dans leur mobilité. Le devoir de la France, c’est aussi de protéger ses citoyens des nouvelles menaces en France et à l’étranger, et tout particulièrement du terrorisme qui veut détruire notre fraternité.

Avec une représentation politique améliorée de la communauté des Français-e-s de l’étranger avec les premières élections au suffrage universel direct de députés en 2012 et celles des conseillers consulaires en 2014, la citoyenneté hors de France a été renforcée. Mon projet a à coeur d’approfondir sans cesse ces liens entre notre communauté à l’étranger et la République.

Dans un monde où les grands équilibres géopolitiques sont bouleversés, la France doit être à la hauteur de son histoire. Elle doit regagner son influence sur la scène internationale pour faire entendre sa voix et pouvoir porter haut ses valeurs humanistes et universelles. Face à une détresse économique et climatique qui va s’accentuer au XXIe siècle, la France fera toujours le choix de l’humanité et de la coopération internationale.

Je crois profondément que la France ne sera pleinement indépendante et audible que dans une Europe forte et unie. C’est pour cela que je propose un nouveau contrat politique autour des progrès de la défense européenne, d’un grand plan d’investissement vers la transition écologique pour mettre fin à l’austérité joint à un processus de convergence sociale et fiscale.

Je porterai ce projet les 22 et 29 janvier lors des primaires de la gauche. J’ai besoin de vous pour lui donner de l’énergie, de la joie et de la force. Ensemble, je vous propose de faire battre à nouveau le cœur de la France.

Benoit Hamon

https://twitter.com/ps_hambourg/status/822151751239344129

Arnaud Montebourg

Mes chers compatriotes de l’étranger,

Les 22 et 29 janvier, vous serez appelés à désigner le candidat de la gauche dans le cadre des primaires citoyennes. Ce candidat, vous lui donnerez un mandat pour convaincre les Français de l’importance d’un projet France dans un monde en transformation. L’année 2016 a été marquée par les attentats terroristes qui frappent de nombreux pays, par le choc des populismes et la tentation conservatrice. Vous en avez parfois été les témoins directs. Face à ces bouleversements sans précédent, face à l’éclatement en cours de l’Europe entamé par le vote sur le Brexit, je vous propose une méthode à suivre qui permettra à la France de se distinguer en relançant la construction européenne vers une alter-croissance axée sur l’entrepreneuriat, la transition énergétique et l’économie réelle. Je vous propose une méthode pour faire de l’Europe non pas une zone tampon entre les États-Unis et l’Asie, mais une zone de croissance et d’innovation technologique et numérique, pour reconquérir une forme d’autonomie et créer du bien-être. Cette méthode nous permettra de nouer des alliances politiques et faire sortir les institutions européennes de certains dogmes économiques. Vous êtes nombreux à vivre de ces secteurs et je sais que chacune et chacun d’entre vous êtes porteur de ce Made in France que je défends depuis longtemps.

Le déclin n’a pas sa place dans le récit français. Il nous éloigne des innovations dont nous sommes capables et qui sont régulièrement récompensées. Les Trophées des Français de l’étranger sont un succès réel depuis 2013, le forum d’exportation des PME est aussi une manifestation qui révèle ce dont nous sommes capables. Au fond, une diplomatie économique Made in France s’enracine dans les possibilités d’internationalisation de nos PME qui sont le cœur de notre savoir-faire. Cet esprit d’innovation et d’entrepreneuriat font que nous sommes indépendants et que nous devons cultiver cette méthode. Ne pas nous aligner sur des blocs géopolitiques dans une tradition gaullienne, conquérir de nouvelles alliances, regarder l’espace francophone dans ses potentialités économiques, valoriser la coopération culturelle avec un réel budget, refuser le diktat technologique en utilisant nos logiciels libres, la diplomatie Made in France ne se limite pas à de simples transactions commerciales. Nous avons les moyens de créer les conditions d’un juste échange en Europe et dans le monde. Dans ce contexte, le renforcement des PME et de notre tissu économique est un élément fondamental. Le fait de privilégier ces PME dans l’attribution des marchés publics leur donnera une visibilité supplémentaire pour soutenir dans un second temps une internationalisation nécessaire. Financer l’activité réelle implique de retrouver un esprit d’investissement. La finance verte au service de la production d’énergies renouvelables revêt aussi une dimension proprement progressiste.

Vous êtes les artisans du Made in France. Voilà pourquoi je souhaite que l’État se donne une stratégie industrielle puissante permettant d’assurer ce rayonnement. On ne peut laisser notre pays et l’Europe se faire attaquer par les marchés financiers, il faut pour cela une politique volontaire de lutte contre la spéculation et contre l’optimisation fiscale. Au fond, vous le constatez, ma politique est d’encourager l’activité car le projet France est collectif et ne se résout pas à un chômage de masse ni à des mesures d’austérité qui nous font rater le train de l’alter-croissance. Dans ce cadre, je ne peux accepter l’instauration d’un revenu sans création de richesse. Ce serait démissionner devant l’inégale répartition du travail et en faire porter le poids à la puissance publique qui a besoin de mieux fonctionner. Vous le savez mieux que moi, vous qui tentez de faire valoir votre trajectoire professionnelle originale, c’est cette diversité qui nous enrichit, qui nous rend crédibles. C’est parce que nous avons des projets que nous nous sentons vivre. C’est de cela que je souhaitais vous parler pour que vous puissiez adhérer à ce projet. J’ai conscience des efforts à fournir pour améliorer la mobilité, faciliter l’impatriation pour que les Français rentrent dans de bonnes conditions quand ils le souhaitent et pour que leur expérience soit utile aux autres. J’ai aussi conscience que la mobilité et l’expatriation des Français imposent de maintenir et de développer un environnement favorable concernant votre sécurité et celle de votre famille, la scolarisation de vos enfants, une proximité administrative avec des Consulats accessibles. J’y veillerai avec l’aide de vos élus.

Mes chers compatriotes, ces primaires, je me suis battu pour qu’elles existent, je les ai voulues équitables pour que les projets se confrontent et pour que vous choisissiez cette méthode. Alors, les 22 et 29 janvier, contribuez à l’irrigation de ce projet France en faisant valoir votre trajectoire et en me rejoignant, c’est mon vœu citoyen le plus cher en ce début d’année.

Vincent Peillon

Mes chers compatriotes,

Au moment où la classe politique paraît plus que jamais divisée sur le destin de notre pays, sa place dans le monde, et le message qui doit être le nôtre, j’ai souhaité m’adresser directement à vous.

Là où vous êtes, vous êtes la France, vous êtes sa voix, sa présence, son rayonnement.

Plus de deux millions d’entre vous avez fait le choix de vivre hors de France et vous êtes de plus en plus nombreux à faire le choix de l’étranger. La communauté française à l’étranger a doublé en dix ans. Mais pour moi, que vous soyez expatriés temporairement ou résidents permanents, que vous ayez la nationalité française ou que vous soyez binationaux, vous êtes Français, pleinement Français. Vous êtes une richesse pour la France et votre appartenance à la communauté nationale ne doit en aucune manière être questionnée, vous n’avez pas à choisir. Etre de gauche, c’est refuser précisément de fonder la nationalité sur autre chose qu’un acte d’adhésion : à nos valeurs, à notre histoire, à notre culture, à notre langue.

Vivre hors de France est une chance.

Dans un parcours de vie c’est un enrichissement personnel. Mais pour notre nation, c’est une chance aussi que de pouvoir disposer partout de voix, de relais, de femmes et d’hommes qui se battent pour que la France soit aimée, respectée. Pour nombre d’entre nous, quitter la France, voir le monde, s’ouvrir à d’autres cultures, est une opportunité, et il ne faut jamais hésiter à la saisir. Souvent bilingues, parfois mariés à des conjoints étrangers, vous transmettez aussi à vos enfants la richesse d’héritages culturels diversifiés.

Pour accompagner nos compatriotes établis hors de France, beaucoup a été fait durant le quinquennat de François Hollande.

Dans un domaine qui m’est cher, l’éducation, il a été mis un terme à la fausse gratuité voulue par Nicolas Sarkozy et qui a eu pour conséquence d’augmenter de manière brutale les frais de scolarité de nos établissements. La réforme des barèmes d’attribution des bourses a permis de préserver la mixité sociale dans notre réseau scolaire. Nous avons également accompli des réformes importantes pour simplifier l’administration consulaire, numériser les procédures, et rapprocher les Français de l’étranger de leurs représentants avec la loi de Juillet 2013 qui a permis l’élection en 2014 d’un nouveau réseau d’élus de proximité.

Les 22 et 29 janvier prochains, vous devrez choisir le candidat de la Gauche.

Le débat des primaires, je l’espère, aura contribué à clarifier les positions des uns et des autres sur des questions qui vous concernent au premier chef et que je souhaite aborder avec vous.

Vous le savez, je suis profondément Européen. C’est la raison pour laquelle j’ai proposé un « New Deal Européen ». J’appelle l’Europe à un sursaut au moment où le doute et les populismes minent de l’intérieur le projet de paix et de coopération de ses pères fondateurs. Ce « New deal » repose sur un engagement fort de notre pays à tenir les objectifs qu’il a lui-même souscrits, mais en contrepartie il doit nous permettre d’obtenir que l’Europe joue pleinement son rôle dans la relance économique mais aussi dans son action de régulation des effets les plus dévastateurs de la mondialisation.

Parce que l’avenir de notre pays dépend aussi de l’éducation que recevront nos enfants, je souhaite permettre à tous nos compatriotes l’accès à un enseignement français de qualité. Il faut pour cela limiter la hausse des frais de scolarité. Parallèlement, je souhaite multiplier les accords de coopération éducative pour créer des sections bilingues francophones dans le système public local, en rapprochant les systèmes éducatifs au moins au niveau européen débouchant sur une double certification, et en doublant le budget du programme Français Langue Maternelle.

Face à la montée des inégalités, je veillerai à renforcer la protection sociale pour les plus démunis de nos compatriotes en facilitant l’accès à la Caisse des Français de l’Étranger. Pour y parvenir, il nous faut revoir son mode de gouvernance et surtout sanctuariser les crédits d’aide sociale versés aux consulats et aux associations de solidarité.

Je n’oublie pas non plus les défis sécuritaires. Les attentats qui ont endeuillé la France, vous touchent également profondément. Nous devons là encore poursuivre nos efforts, tant la menace s’adapte et cherche à nous surprendre. Dans ce contexte, le lien avec nos compatriotes est vital : à travers nos consulats et l’enregistrement consulaire ; via le site Ariane pour les Français qui se rendent temporairement à l’étranger. Je m’engage par ailleurs à maintenir dans la durée les capacités du Centre de crise du Quai d’Orsay et j’allouerai des moyens additionnels à la préparation de la gestion de crise de nos postes les plus exposés. Je suis également favorable à l’adoption d’un plan d’investissements sur cinq ans visant à accroître la sécurité de nos établissements scolaires et des Instituts français.

Je propose, enfin, de faciliter la mobilité vers l’étranger et le retour en France. Les jeunes Français doivent être mieux informés au cours de leur scolarité des possibilités de stages, de formation, d’études à l’étranger. Je souhaite ainsi doubler en cinq ans le nombre de Volontaires internationaux en Entreprise. Pour le retour d’expatriation, afin de simplifier la vie de nos compatriotes, nous devrons mettre en place un guichet unique pour toutes les démarches administratives.

Mes chers compatriotes, vous recevrez dans les prochains jours un courriel et un SMS pour participer aux Primaires de la Gauche : 16 000 d’entre vous se sont déjà préinscrits. J’y vois la marque de votre intérêt pour les grands chantiers qui doivent s’ouvrir pour notre pays. J’y vois aussi votre attachement à la Gauche pour porter nos valeurs de fraternité et de solidarité à un moment critique pour notre pays et pour l’Europe. Loin des projets mortifères de ceux qui prônent le repli sur soi et souhaitent isoler la France, je veux avec vous remettre l’Europe au coeur de notre projet, pour une France juste, laïque, fraternelle et unie.

Sylvia Pinel

De l’audace pour la gauche, de l’audace pour la France !
Comme en 2011, les radicaux de gauche participent aux primaires citoyennes. Volonté de rassemblement et d’ouverture fondent cette décision. Je fais de ma candidature le gage d’un débat qui s’adresse d’abord aux Français, qui répond aux interrogations d’un pays en quête de sens et d’avenir.

Mon projet, c’est celui des radicaux de gauche, celui d’une audace pour la France.

L’audace économique et sociale. Celle d’affirmer qu’il n’y pas de redistribution des richesses, pas de solidarité sans création de richesse. Celle qui voit dans l’entreprise un collectif qui tire notre pays vers la croissance. J’assume un libéralisme de gauche, celui de la liberté des échanges, des savoirs, celui de la valeur ajoutée du travail. Je combats les excès du capitalisme financier sans âme, sans direction. Je crois en l’entrepreneuriat, aux TPE, à l’artisanat. Je propose une fiscalité incitative sur les sociétés, des allègements de charges et pour les salariés un contrat d’emploi durable qui les associera mieux à la direction et aux résultats de leur entreprise.

L’audace républicaine. Celle de la laïcité comme fondement du vivre ensemble. Cette neutralité absolue et bienveillante qui permet les croyances ou non-croyance individuelles mais privilégie le citoyen. Cette liberté qui assure l’égalité pour tous et toutes, qui combat les exclusions. La laïcité que je défends n’est pas tolérante contre les intolérances qui privent les femmes de la liberté de leur vie comme de leur corps, qui restreignent la liberté de conscience. La laïcité que je défends c’est aussi celle qui nous permet d’envisager de nouveaux droits, ceux d’une société qui se fait confiance. PMA sans conditions pour toutes les femmes, droit de mourir dans la dignité sont deux engagements que je porte en ce sens.

L’audace de croire en l’Europe. Notre sécurité face aux menaces terroristes, aux guerres, notre capacité à peser dans la mondialisation passent par une Europe forte, politique et démocratique. Ce projet c’est celui d’un cœur fédéral pour l’Europe. C’est celui d’un Président européen élu par les citoyens, de convergences fiscales et sociales, de frontières économiques claires, d’un droit d’asile unifié. C’est celui d’une France moteur politique de l’Union européenne.

Les 22 et 29 janvier, la gauche enverra à la France le message d’un pays de progrès, déterminé et combattif. Ce sera un message d’espoir. Un espoir que j’entends porter pour le partager avec chacun.

François de Rugy

La primaire vous confie la responsabilité de créer une surprise, pour éviter le duel annoncé entre le candidat de la droite et la candidate de l’extrême droite au second tour de la présidentielle.

Alors que nous sommes face au risque de grandes régressions et de replis nationalistes, il nous faut incarner de nouveaux progrès, assumer des choix d’ouverture.

Le cap que je porte c’est naturellement celui de l’écologie : une écologie pragmatique et concrète, celle pour laquelle je me suis engagé en politique il y a de cela 15 ans.

La force première de l’écologie est de nous pousser à regarder au-delà de nous-mêmes, au-delà de nos frontières comme de notre génération. Engager ou accélérer les transitions écologiques permet de vivre mieux, ici, dès maintenant.

Ce qui rassemble les Français, ce sont des valeurs, des idées : celles de la République. Mais pas seulement : c’est aussi l’air qu’on respire, l’environnement dans lequel on évolue, nos paysages, notre qualité de vie.

La France n’est ni une ethnie, ni une religion, ni une couleur de peau.

La France, c’est une part singulière de la planète, présente dans les deux hémisphères, sur toutes les mers et océans du globe.

Nous avons la chance de disposer d’un ensemble de richesses naturelles majeures. Cet environnement exceptionnel fait la force de la France. Nous en tirons de quoi nous nourrir, des ressources en énergie, notre attractivité touristique, notre santé.

Et la France est devenue une grande puissance environnementale et reconnue comme telle.

Négliger l’écologie, en faire une dimension accessoire du débat politique, ce serait se priver d’une source formidable de mobilisations collectives, ce serait affaiblir la France.

Je veux faire de cette question de notre environnement, de notre qualité de vie une question centrale du choix présidentiel, et un déterminant majeur de nos politiques de transport, de santé, d’alimentation, d’éducation, de reconquête industrielle…

Mon écologie, c’est une écologie qui rassemble, parce que la conscience de ce patrimoine commun c’est le premier pas vers la citoyenneté.

Je suis donc, dans cette élection présidentielle, le candidat d’une écologie qui ne cherche pas à s’adresser aux seuls écologistes. Ne comptez pas sur moi pour délivrer un message préfabriqué qui ne s’adresserait qu’aux convaincus.

Le projet que je vous propose de porter ensemble tient en une phrase : faisons tout pour que les enfants qui sont nés au moment de la COP21 trouvent, lorsqu’ils seront adultes, une France à la fois fidèle à ce qui a toujours fait sa force et en même temps métamorphosée, car elle aura su faire de la réponse au défi climatique une opportunité saisie et non une contrainte subie.

Une France fidèle à elle-même, c’est une France qui préserve son modèle social, c’est une France qui assure la sécurité de ses habitants, c’est une France qui cultive la laïcité qui fonde son unité, et développe les libertés individuelles, c’est une France qui fait de l’accès à la connaissance et à la culture un fondement de la citoyenneté. Une France fidèle à elle-même, c’est enfin une France qui assume pleinement son engagement européen.

Sur ces questions, je porte un projet nourri par une expérience d’élu local à Nantes puis une expérience de parlementaire de près de 10 ans, instruit de nos réussites mais aussi de nos erreurs, et confronté en permanence à la réalité quotidienne que je perçois, dans ma circonscription et dans les rencontres de terrain.

Une France fidèle à elle-même, c’est aussi une France capable de se réinventer, de se métamorphoser pour répondre aux défis de l’écologie.

Projetons-nous dans la France de demain : dans une France métamorphosée, une France de l’emploi pour chacun, parce qu’elle aura redéfini son modèle énergétique, entamé la reconquête de la nature et de son patrimoine végétal, réussi sa réindustrialisation et su tirer parti des nouvelles formes d’activités et de la révolution numérique. C’est une France qui aura profondément redéfini son modèle démocratique, c’est une France déterminée à être pleinement une grande puissance environnementale dans le concert des Nations.

Le projet que je vous propose est audacieux, et pragmatique : il s’appuie sur une volonté, sur 66 propositions claires et précises, mais aussi sur un nouveau mode d’exercice du pouvoir.

Lionel Jospin disait qu’il fallait « présider autrement » : je suis de ceux qui pensent que la gauche gagnerait à renouer avec cette ambition.


Manuel Valls

Mes chers compatriotes,

Je suis candidat à la Présidence de la République par amour immodéré pour mon pays et car j’ai l’expérience nécessaire pour assumer la plus haute fonction de l’Etat. La France, que j’ai choisie, qui m’a ouvert les bras en m’accordant la nationalité française alors que j’avais vingt ans, m’a toujours fait rêver, car elle est bien plus qu’une nation. Elle est une langue, une culture, un esprit, une lumière.

Vous qui résidez à l’étranger, qui y travaillez, qui y élevez vos enfants, vous qui êtes Français établis hors de France de longue date ou depuis peu, vous qui êtes souvent binational, vous portez la fierté de la France, vous êtes attachés à faire vivre et à transmettre votre citoyenneté française hors de nos frontières; vous savez aussi à quel point être Français c’est se reconnaître dans les valeurs universelles de la République, c’est refuser le repli et l’isolement. Vous avez tous été marqués par les témoignages universels d’amitié et de soutien reçus lors des attentats de 2015 et de 2016.

J’ai eu l’occasion de le dire devant vos élus de l’Assemblée des Français de l’étranger dès septembre 2011, « être Français, c’est pouvoir revendiquer selon son libre choix, une ou plusieurs des multiples cultures qui constituent nos identités. (…) Je suis convaincu que ceux qui ont la double nationalité, ceux qui vivent en France, ceux qui vivent à l’étranger, sont une force, un enrichissement, par le lien qu’ils établissent avec les pays d’origine ou par le rôle qu’ils jouent sur les plans économique, social ou culturel, dans les pays où vous résidez. »

Nous pouvons regarder avec fierté ce que notre gouvernement a entrepris depuis 2012 pour les Français de l’étranger, pour la scolarisation de nos enfants dans le formidable réseau des écoles françaises de l’étranger et pour l’accès à une éducation de qualité en français; pour le développement de notre action culturelle, pour les succès de notre diplomatie économique grâce à une nouvelle organisation de l’Etat et à une stratégie plus dynamique pour le commerce extérieur, pour faire vivre la francophonie, pour moderniser et simplifier les services consulaires, pour renforcer la démocratie de proximité avec la création des conseillers consulaires.

Comme Premier ministre, j’ai eu aussi à cœur de mettre votre sécurité, celle de nos écoles à l’étranger, de nos centres culturels, de nos emprises publiques au centre de nos priorités. La République a le même devoir à votre égard qu’à l’égard de nos compatriotes de France : vous protéger face à la gravité des menaces.

En me faisant confiance, vous savez que ce qui a été conduit ces dernières années sera amplifié. Vous n’êtes pas une communauté à part; vous êtes le visage de la France à l’étranger. Je prolongerai donc mon projet pour la France au profit de nos compatriotes hors de France. Je déclinerai pour notre réseau éducatif de l’étranger ma vision de la « Nation éducative » avec des moyens renforcés; mon engagement pour la culture trouvera aussi sa traduction dans nos politiques de coopération culturelle et de développement du numérique; mon attachement à la proximité des services publics se concrétisera dans la poursuite des efforts d’accessibilité administrative.

Et bien entendu, votre sécurité, votre protection mobiliseront tous les moyens qui seront nécessaires.

Vous qui vivez la France depuis l’étranger, vous pouvez comparer mieux que quiconque ce que sont nos forces, nos atouts, mais aussi nos potentiels sous-exploités. Vous savez quels sont les bouleversements du monde et les défis que notre pays doit être capable de relever pour tenir son rang et continuer à peser.

Rien n’est écrit ! Face à un candidat de la droite qui met en danger notre modèle social, face à une candidate d’extrême-droite qui met en péril notre modèle républicain et au delà l’image même de notre pays, je veux faire gagner la gauche. Je crois que notre pays, avec optimisme, avec espoir, avec volontarisme, doit poursuivre son chemin vers le redressement et vers le progrès.

Depuis 2012, avec François Hollande, nous avons transformé et modernisé la France. Il faut aller plus loin, tout en continuant à maîtriser nos finances publiques. Je veux une société du travail : ma priorité est la lutte contre le chômage.

Je veux une République forte et une France juste dans une Europe refondée et souveraine. La France est et doit rester une nation ambitieuse et déterminée sur les grands enjeux mondiaux de notre siècle : la lutte contre le terrorisme, le combat écologique pour la planète, la maîtrise de la mondialisation économique et migratoire, l’Afrique comme nouvelle frontière de la France et de l’Europe.

J’ai un projet. J’ai l’énergie pour présider notre pays. Je veux vous donner, à vous mes compatriotes qui avez choisi de vivre à l’étranger, la possibilité d’être et de vous sentir pleinement français.


Jean-Luc Bennahmias

Le sens de ma candidature
Un quinquennat de gauche s’achève. Cinq ans de redressement pour la France, cinq ans d’efforts, de désillusions et parfois de souffrances pour les Français.L’histoire retiendra le redressement, nos concitoyens retiennent la désillusion. Le temps est venu de tourner cette page, pour regarder vers l’avenir. Un avenir qui se présente comme un défi aussi important que le fut la Renaissance à la fin du Moyen Âge.

Demain ne sera pas comme hier, demain ne sera pas même comme aujourd’hui.

Dès demain les voitures rouleront sans conducteur. Dès demain les usines auront des robots pour remplacer le travail humain. Dès demain des imprimantes 3D fabriqueront à façon, depuis les objets de la vie courante jusqu’aux prothèses médicales. Dès demain les sciences et les technologies changeront massivement le visage de notre quotidien.

Ce sera le moment d’un choix de société : utiliser ce progrès scientifique et technique pour enrichir toujours plus ceux qui dominent le monde, comme nous le voyons depuis quelques années, ou partager ce progrès comme c’est la tradition et l’Histoire de la France, héritière de 1789.

L’extrême droite prétend faire tourner la roue de l’Histoire à l’envers, et comme c’est impossible, elle plongerait la société dans le chaos et la violence, en désignant quelques boucs-émissaires qui seraient tenus pour responsables de toutes les difficultés.

Toujours plus de chômage, encore plus de précarité, encore plus de chacun pour soi, sous prétexte d’auto-entreprise imposée, le retour au salaire à la pièce, baptisé « Ubérisation », voilà le programme de la droite qui croit l’heure de son retour venue. Une société toujours plus douce aux forts, mais toujours plus dure aux faibles.

La France n’a jamais été aussi riche, mais les inégalités ne cessent de se creuser en son sein et la richesse est accaparée par quelques mains, changeant le visage de sa société.

Une autre voie est souhaitable, une autre voie est possible. Ma candidature est ici pour l’incarner.

Le Revenu minimum peut assurer à chacun de nos concitoyens de ne jamais tomber sous le seuil de pauvreté et de disposer de moyens de construire sa vie, de lui donner un sens, en étant utile à la société, en contribuant à la richesse collective, sans avoir, d’abord, à se battre pour assurer sa survie physique.

La Sécurité sociale professionnelle peut effacer le spectre de la peur du chômage et de la précarité, en garantissant une carrière fluide tout au long de la vie, dans laquelle les épisodes de changement d’orientation professionnelle ou d’arrêt d’une activité professionnelle, ne seront plus synonymes d’angoisse et de craintes pour l’avenir, à la façon dont la sécurité sociale a pu permettre de faire reculer l’angoisse d’être projeté dans la misère par la maladie.

Un nouveau modèle de développement permettra ces avancées, basé sur les énergies renouvelables, l’économie circulaire, une agriculture saine mettant en valeur les territoires, l’utilisation optimale de toutes les richesses de la planète, en sauvegardant sa biodiversité animale et végétale.

Une politique économique rigoureuse pour tout ce qui est de l’apurement des dettes du passé, sera combinée avec une politique généreuse et ambitieuse, pour tout ce qui est de la préparation de l’avenir.

Tout cela, dans un cadre européen renouvelé par une construction, par cercles concentriques, d’espaces où les conditions et le niveau de vie, et les garanties sociales, pourront être harmonisés par le haut.

Mais pour une telle politique, pour une telle ambition, il faut une majorité très large qui rassemble amplement l’arc démocratique, la proportionnelle en est une des conditions.

Comme en 1945, plus qu’en 1945, les décisions qui sont devant nous ont une portée immense et demandent de retrouver la capacité de faire dialoguer les Français pour former un arc démocratique et progressiste qui aille très au-delà de l’actuelle majorité, vers la droite, comme vers la gauche. Ce qu’avait su faire le Conseil national de la Résistance.

La France peut-être à la hauteur de ce défi.

Je vous propose, ensemble, de le relever.

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